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Ejaculation précoce et masturbation : relation de cause à effet ?

La masturbation a depuis toujours eu le « bon dos ». On veut dire par là que les plaisirs solitaires ont souvent été (et sont toujours) associés à toutes sortes de maux. En effet, pour des questions morales, pour des croyances religieuses ou toutes autres excuses, la masturbation a été et est souvent diabolisée. On a dit qu'elle rendait sourd par exemple et de nombreuses pseudo-études ont « démontré » tous ses méfaits tant sur la santé morale que physique. 

Mais une question se pose peut-être encore pour certains :  la masturbation serait-elle responsable de l'éjaculation précoce ?

De toute évidence non car 98 % des hommes reconnaissent se masturber mais « seulement » 70 % souffriraient d'éjaculation précoce. Autrement dit se masturber n'entraîne pas systématiquement l'éjaculation précoce, bien au contraire. Les plaisirs solitaires pourraient même être une des solutions pour résoudre ce trouble de la sexualité. Alors qu'en est-il vraiment ? Nous faisons le point sur la question.

Masturbation et découverte de la sexualité

Loin de provoquer l'éjaculation précoce, la masturbation est en réalité très utile pour découvrir sa sexualité. Il est ainsi démontré que les hommes qui ne se sont jamais masturbés présentent des difficultés sexuelles beaucoup plus importantes que leurs congénères qui, eux, se masturbent.

Les hommes qui ont eu peur ou encore honte de se masturber peuvent par exemple souffrir d'inhibition sexuelle.

La masturbation est donc aujourd'hui perçue comme un « exercice » sexuel qui permet de se découvrir, de découvrir son corps et le plaisir qu'il peut provoquer. 

Masturbation et éjaculation précoce

Mais la relation entre masturbation et éjaculation précoce n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Si la masturbation ne provoque pas l'éjaculation précoce elle peut en quelque sorte la « générer ». C'est à dire qu'il existe une « bonne » et une « mauvaise » manière de se masturber. 

Dans le premier cas, l'homme recherche le plaisir. Il va donc faire durer les caresses avant d'arriver à l'éjaculation. Il va faire monter puis redescendre son excitation.

Dans le second, il cherche à décharger sa tension sexuelle. Ainsi, certains hommes vont se masturber de manière compulsive, l'objectif étant d'arriver à l'orgasme le plus rapidement possible. Ils vont donc faire augmenter leur excitation le plus vite qu'ils peuvent afin d'arriver à l'éjaculation tout aussi rapidement. 

Sans entrer dans cet extrême, il faut savoir que la grande majorité des hommes ne consacrent pas plus de 10 minutes à se masturber avant d'atteindre l'orgasme. C'est donc ce conditionnement de l'éjaculation qui peut (mais pas obligatoirement) se convertir en éjaculation précoce lors des rapports sexuels. 

La masturbation peut donc dans certaines conditions inscrire un réflexe éjaculatoire rapide. Il ne faut pas oublier non plus que nous sommes « naturellement conditionnés » pour éjaculer rapidement. Le sexe est en effet conçu par nature pour que l'espèce se reproduise. Un rapport sexuel n'avait donc pas forcément de raison particulière pour s'éterniser. 

La masturbation, solution à l'éjaculation précoce !

Et oui, tous les sexologues s'accordent aujourd'hui pour le dire : une des causes principales de l'éjaculation précoce c'est l'absence d'éjaculation et/ou de rapports sexuels.  
Autrement dit, ce qui provoque avant tout ce problème sexuel, c'est l'absence d'entraînement. Comme toute activité physique, plus on s'entraîne plus on progresse. En quelque sorte pour les relations sexuelles, c'est la même chose.

A mesure que l'homme acquiert de l'expérience, il « progresse ». Il va ainsi apprendre à se connaître et à contrôler son excitation afin de « maîtriser » son éjaculation et plus précisément le point de non-retour. Il ne faut pas oublier que l'éjaculation est un réflexe qui répond à un stimuli. Donc il faut réussir à diminuer l'excitation suffisamment tôt pour ne pas que l'éjaculation se produise.
En ce sens, la masturbation est donc un très bon moyen de s'entraîner pour réussir à identifier avec précision ce point de non-retour c'est à dire quand on n'est plus en mesure de retenir l'éjaculation. 

La masturbation peut donc aider à contrôler son excitation afin d'éviter l'éjaculation précoce. Il s'agit ainsi de se masturber pour faire monter l'excitation, puis de s'arrêter afin de la faire redescendre puis de recommencer afin de reculer petit à petit le moment de l'éjaculation.

Enfin, divers professionnels de la sexualité peuvent également le confirmer : les hommes qui font peu souvent l'amour ont tendance à éjaculer plus rapidement. Là encore le manque de pratique à laquelle s'ajoute une excitation plus importante et une certaine appréhension de la performance font que l'éjaculation à tendance à arriver plus rapidement que chez les hommes qui ont une activité sexuelle régulière.

Comment l'homme contrôle l'éjaculation

La masturbation : une pratique inoffensive qui présente de nombreux avantages

Aujourd'hui tout le monde s'accorde pour dire que la masturbation est inoffensive. Psychologues, sexologues, scientifiques : tout le monde est d'accord sur ce point. 
Mieux, la masturbation a même des effets bénéfiques. En effet en plus de permettre une connaissance intime de son corps et de la découverte du plaisir, en plus de pouvoir permettre de corriger des problèmes d'éjaculation précoce, la masturbation va également soulager les tensions sexuelles. Elle peut donc être très utile à plus forte raison chez les jeunes qui ne peuvent avoir des rapports sexuels. Très utile également pour les adultes qui n'ont pas de partenaire. 

De plus si cette pratique est avant tout solitaire, elle peut également faire partie de la sexualité du couple et y être complètement intégrée. Il est toujours enrichissant de pouvoir communiquer à son partenaire les gestes et caresses qui procurent du plaisir. On parle ainsi de masturbation à deux.

Masturbation et vie de couple

Contrairement à ce que beaucoup pensent peut-être, ce n'est pas parce que l'on a des rapports sexuels fréquents ou que l'on vit en couple que l'on ne peut plus se masturber, au contraire. La masturbation peut faire évidemment partie d'une sexualité de couple complètement épanouie. Il faut plutôt l'appréhender comme une relation intime avec soi-même où tous les fantasmes peuvent se réaliser. La masturbation est d'ailleurs parfois conseillée dans des couples en perte de vitesse et d'attirance. Réalimenter son « jardin secret » personnellement peut réveiller le désir enfoui en soi tout comme l'envie de le partager ensuite avec son partenaire.

Sources:

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