Hémorroides externes

Les hémorroïdes que l’on nomme également crise ou pathologie hémorroïdaire est une inflammation des veines situées au niveau de l’anus ainsi que du rectum. Cette pathologie se manifeste sous deux formes. Les hémorroïdes externes et les hémorroïdes internes. Nous allons nous intéresser ici aux hémorroïdes externes. 

Hémorroïdes externes : définition

Comme leur nom l’indique, les hémorroïdes externes sont situées à l’extérieur de l’anus. Elles sont donc beaucoup plus facilement identifiables que les hémorroïdes internes. Etant visibles à l’œil nu, les hémorroïdes externes sont donc très facilement identifiables. Il s’agit de protubérances présentent à l’extérieur de l’anus. En réalités ces protubérances sont des veines qui sous la pression gonflent et « ressortent ». 

Des caractéristiques différentes

L’aspect des hémorroïdes externes peut varier suivant les cas. Trois caractères principaux peuvent ainsi changer.

  • La forme : une hémorroïde sera généralement de forme ronde ou ovale. Cependant, dans des cas plus rares elle sera aplatie. Sa texture peut également être froissée ou souple.
  • La taille : les dimensions d’une hémorroïdes diffèrent. Dans certains cas, elle ne mesure que quelques millimètres tandis que dans d’autres, l’hémorroïde peut atteindre jusqu’à 3 centimètres.
  • La couleur : la couleur d’une hémorroïde varie en fonction de l’évolution de la crise. Plus le cas est gras, plus la couleur sera foncée. Ainsi, à un stade peu avancé, l’hémorroïde sera de couleur « peau » voire de couleur brune. Les protubérances pouvant se remplir de sang, les couleurs seront beaucoup plus foncées. Elles iront du rouge au violet voir même au bleu foncé. 

Suivant le stade d’avancement de l’hémorroïde, une douleur plus ou moins intense sera ressentie. Une gêne est présente dans pratiquement tous les cas car étant externes, les hémorroïdes sont exposées. Lors de la position assise ou encore au moment d’aller à la selle ces douleurs sont généralement intensifiées. Il faut donc éviter de maintenir une position assise durant une période prolongée ou encore de s’assoir sur un endroit rigide ou dur.

S’il sont donc plus dérangeants à vivre au quotidien, les hémorroïdes externes ont l’avantage d’être soignées plus facilement que les hémorroïdes internes car plus accessibles.

hemorroides internes externes

Tissus hémorroidaire, hémorroides internes et externes

Quels symptômes ?

Il existe plusieurs symptômes qui permettent d’identifier les hémorroïdes externes. Dans un premier temps c’est comme on vient de le signaler, la douleur ou gêne ressentie. Elle est pratiquement toujours présente en cas d’hémorroïdes externes. Un inconfort qui se traduit par des sensations de brûlures ou de démangeaisons sont également souvent ressenties. A l’heure d’aller à la selle, saignements légers et douleurs surviennent également fréquemment.

Certaines personnes qui souffrent d’hémorroïdes externes ressentent également une sensation de rectum enflé et des suintements par l’anus peuvent également être observés.

Quelles personnes sont prédisposées ? 

Comme une grande partie des maladies, certaines personnes seront plus exposées à souffrir que d’autres.

  • Par exemple toute personne ayant un familier qui souffre d’hémorroïdes sera plus exposée.
  • Les femmes qui sont enceintes ou celles qui ont accouché de manière naturelle (par le vagin) aussi.
  • Enfin, les personnes souffrant d’une cirrhose du foie ou celles qui sont obèses ont également plus de risque de développer des hémorroïdes externes.

Quels facteurs de risques ? 

Certains facteurs de risque augmentent également les probabilités d’apparition d’hémorroïdes.

  • Par exemple souffrir de diarrhées ou à l’inverse constipations fréquentes.  
  • Conserver la position assise notamment sur les toilettes également.
  • Etre obligé de soulever des poids lourds fréquemment et de manière répétitive aussi.

Quels moyens de prévention ?

Si certains facteurs peuvent augmenter les risques d’apparition d’hémorroïdes externes, d’autres habitudes et gestes quotidien permettent de les prévenir.

L’alimentation

Il s’agit par exemple d’apporter une attention particulière à son alimentation. Sauf en cas de diarrhées fréquentes, il est recommandé d’augmenter progressivement la quantité de fibres dans son régime alimentaire. Les fibres vont en effet ramollir les selles tout en augmentant leur volume. Les selles peuvent donc être expulsées beaucoup plus facilement et en douceur. Moins d’effort est donc nécessaire et la pression est moindre.

  • Certains aliments sont particulièrement riches en fibres. De manière générale, c’est le cas des fruits et légumes ainsi que des féculents. Vous penserez par exemple à inclure des haricots (blancs ou rouges), des lentilles, des pois chiches, des tomates, des choux, des poireaux ou encore des pommes de terre (pour ne citer que les plus communs). Du côté des fruits, pensez aux pommes, aux fraises, aux pruneaux et prunes, aux groseilles pour n’en citer que quelques-uns. Enfin penser à intégrer du pain complet et à consommer pâtes et riz pour un apport en fibres à partir des féculents. 
  • De plus, certains aliments précis sont de véritables « champions » pour leur teneur en fibres. C’est le cas de la cannelle, du chocolat noir au fruits secs ou encore des graines de coriandre. Notez que l’effet des fibres ne se fait pas sentir immédiatement. Vous pouvez également ajouter des compléments en fibres à votre diète en cas de récidive. Si les aliments riches en fibres sont donc conseillés, il est préférable d’éviter ceux qui peuvent irriter les muqueuses comme par exemple piments, moutarde et épices fortes ou encore le café
  • En plus d’être attentif aux solides consommés, il ne faut pas non plus oublier de boire suffisamment de liquides en commençant par 1,5 litre d’eau par jour.

Hygiène de vie

Pour éviter l’apparition d’hémorroïdes différentes habitudes quotidiennes devrait être incorporée dans la routine.

  • Il faut par exemple essayer de se rendre régulièrement à la selle.
  • Il est également recommandé de ne pas se retenir lorsque le besoin se fait sentir. Attendre ne fera qu’assécher les selles et les rendre plus dures, rendant leur expulsion plus difficile.
  • S’il ne faut pas retarder, il faut attendre le moment opportun : il est en effet vivement déconseillé d’être assis un long moment sur les toilettes. Cette position relâche les muscles de l’anus tout en augmentant l’afflux sanguin… 
  • Pour stimuler le transit intestinal, une marche quotidienne d’une vingtaine de minutes à un rythme soutenu est conseillé.
  • De même, il faut éviter de conserver la position assise un long moment en continu. Si par exemple votre profession vous oblige à rester assis un laps de temps soutenu, il faut se lever une à deux minutes de temps à autre.

Quels traitements ?

Les hémorroïdes externes sont très communs. On estime ainsi qu’en France, au moins 2 millions de personnes en souffrent de manière fréquente. L’objectif des traitements consistent à diminuer la douleur et à réduire l’inflammation.

Différentes stratégies existent et dans bien des cas, des gestes simples permettent de résoudre le problème. Voici quelques conseils que vous pouvez adopter pour vous soulager efficacement.

  • Il est premièrement recommandé d’avoir une région anale bien propre (sans pour autant utiliser du savon qui pourrait irriter la zone). Une douche quotidienne est donc un indispensable.
  • Après s’être rendu à la selle, il est également recommandé de ne pas se nettoyer avec du papier toilette parfumé. Préférez plutôt une serviette pour bébé, un linge en coton ou du papier toilette « neutre » avec un peu d’eau.
  • Si vous souffrez de démangeaisons, vous pouvez appliquer plusieurs fois par jour une compresse fraîche (passée par le congélateur par exemple) sur l’anus.
  • Il est aussi recommandé de porter des sous-vêtements en fibres naturelles tel que le coton. Les matériaux synthétiques (lycra, acrylique et autres) ne laissent pas respirer la peau et ne permettent pas à l’humidité d’être évacuée.
  • Un bain de siège peut aussi être pratiqué pour diminuer la douleur. A effectuer deux à trois fois par jours durant une dizaine de minutes dans de l’eau chaude. 

Si ces conseils et bonnes pratiques ne suffisent pas pour soulager vos hémorroïdes, vous pouvez avoir recours à des médicaments en vente libre ou prescrits par votre médecin suivant le cas.

  • Pour la douleur, un analgésique peut être pris par voie orale. Un analgésique et/ou un anti-inflammatoire topique le plus souvent sous forme de crème (Ultraproct, Deliproct) à appliquer directement sur la zone peut également être utilisé.  Comme autre traitement local, des suppositoires peuvent également être prescrits. Dans certains cas un laxatif peut également être prescrit.
  • Enfin dans des cas très rares, lorsqu’un caillot de sang s’est formé dans l’hémorroïdes (thrombose), une intervention chirurgicale est effectuée. Un peu de peau au niveau de l’anus et les veines atteintes sont ainsi retirées.

Sources:

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